La Révolution française

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La Révolution française c’est la naissance des grands principes :

  • LIBERTE
  • EGALITE
  • FRATERNITE

Ca veut dire quoi ?

D’un régime absolutiste vieux de dix siècles succède une monarchie constitutionnelle. Elle durera peu de temps (jusqu’au 10 août 1792 avec la prise du Palais des Tuileries par les sans-culottes).

Naissance alors de la République (21 septembre 1792) jusqu’au coup d’état du général Bonaparte et l’instauration du Premier Empire (1804).

Chronologie du pouvoir en France
Chronologie du pouvoir en France
C'est 10 ans de Révolution que vous allez étudier.

Mais avant, petit retour en arrière pour mieux comprendre dans quel contexte, pourquoi et comment ces événements marquants de l'Histoire de France ont eu lieu.

I – Avant la Révolution…

1 – Le rayonnement de la France avant 1789

En 1774, au début du règne de Louis XVI, la France est une grande puissance.

Portrait de Louis XIV
Portrait de Louis XVI
  • Elle est le pays le plus peuplé d’Europe avec 26 millions d’habitants, (28 millions en 1789).

Carte de l’Europe en 1789 Carte de l'Europe en 1789

  • La langue et la culture de la cour de Versailles rayonnent dans toute l’Europe.

  • Elle possède de nombreuses colonies à travers le monde.

L’empire colonial français sous Louis XIV

  • Elle participe au commerce atlantique (traite des Noirs, produits des Antilles) et de l’Océan Indien (épices, soieries, etc.). Elle dispose d’une grande puissance maritime (flotte royale).

Le commerce des marchandises et des hommes

2 – La société française

Sous l’Ancien Régime, la société repose sur les privilèges (hérités du Moyen-Age). Trois ordres composent la société française :

  • Clergé
  • Noblesse
  • Tiers-Etat

L’expansion économique (la production agricole a augmenté de 40 % au cours du XVIII° siècle, l’essor de la production industrielle et du commerce  sont aussi significatifs) n’a pas profité à tous.

Paysans de Louis Le Nain (1593-1648), peintre
Famille de paysans dans un intérieur, Vers 1642. Louis Le Nain (1593-1648). Huile sur toile
C'est le plus grand des tableaux "paysans" des frères Le Nain. Il ne s'agit pas ici d'un véritable dîner : la table n'est pas servie, seuls sont évoqués le pain, le vin et le sel.

Les privilégiés, haute noblesse et haut clergé participent à la finance, au grand commerce maritime et au développement de l’industrie. En ville se développe une bourgeoisie de marchands, d’entrepreneurs et de financiers aux côtés des salariés de manufactures, de petits métiers aux salaires inférieurs au coût de la vie. Enfin de riches laboureurs souvent de petite noblesse prennent le dessus sur la masse des petits paysans qui se voient lésés du droit de propriété.

3 – Des idées nouvelles

Au XVIII° siècle, les philosophes des Lumières diffusent des idées nouvelles sur la tolérance, les libertés individuelles et la séparation des pouvoirs.

Le développement des sciences contribue à faire penser que la raison pouvait permettre le progrès.

Newton (1642-1727), mathématicien, physicien et astronome
Newton (1642-1727), mathématicien, physicien et astronome

Pascal écrit en 1702 que le savant est supérieur aux princes et qu’un jour viendra où l’homme « ira jusque sur la lune ».

Les philosophes font triompher l’esprit critique. Sans remettre en cause la religion, ils fondent leurs théories sur la tolérance et en politique, ils plaident pour que soient respectées les libertés de penser, de s’exprimer et d’agir ce qui remet en cause l’absolutisme. Déjà le modèle anglais instauré au XVII° siècle (Habeas Corpus, Bill of Rights, Glorieuse Révolution de 1688) avait insufflé en Europe le modèle de monarchie parlementaire où les libertés individuelles sont garanties.

Pascal (1623-1662) mathématicien, physicien, inventeur, philosophe, moraliste et théologien français.
Pascal (1623-1662) mathématicien, physicien, inventeur, philosophe, moraliste et théologien français.
Montesquieu (1689-1755) écrivain et philosophe français
Montesquieu (1689-1755) écrivain et philosophe français
Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) écrivain et philosophe français
Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) écrivain et philosophe français
Voltaire (1694-1778) écrivain et philosophe français
Voltaire (1694-1778) écrivain et philosophe français

Ces idées sont surtout véhiculées dans les clubs, les cafés, les gazettes et les salons, fréquentés par l’aristocratie et la bourgeoise.

L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert est elle aussi un vecteur des idées des Lumières. Publiée en 1751 elle se vend à 30 000 exemplaires en Europe, malgré la censure.

Diderot (1713-1784) et D'Alembert (1717-1783)
Diderot (1713-1784) et D’Alembert (1717-1783)

4 – La déclaration d’indépendance aux Etats-Unis

A l’issue de la guerre d’indépendance qui opposent les colons britanniques, soutenus par la France (La Fayette) à la couronne d’Angleterre (Georges III), le 4 juillet 1776 la Déclaration d’indépendance des treize colonies est promulguée. Cette déclaration marque un des premiers succès des Lumières et aura un fort retentissement en France. Les droits « naturels » de l’homme y sont affirmés. Cette guerre a donné aux Français le goût de la liberté.

II – Dix ans de Révolution française : 1789-1799

1 – La situation change…

Vers le milieu des années 1770, la croissance économique ralentit, les mauvaises récoltes en hiver 1788-1789 (le blé devient cher, la disette menace, le prix du pain monte en flèche à Paris ), le chômage augmente et la crise financière (due notamment au coût de la guerre d’indépendance américaine dans laquelle la France a pris part) font que l’Etat pour renflouer ses caisses impose une réforme financière.  Turgot, Necker, Calonne et Loménie de Brienne successivement en charge des finances du royaume veulent encourager la production, réduire les dépenses de la cour, remplacer tous les impôts par un impôt unique payé par tous les propriétaires, y compris les privilégiés. A ces réformes les privilégiés s’opposent. Sous leur contrainte, le roi Louis XVI convoque, le 1° mai 1789, les Etats Généraux.

2 – 5 mai 1789, les Etats Généraux à Versailles

En acceptant la réunion des Etats Généraux et en demandant aux trois ordres de rédiger les cahiers de doléances (60 000 seront rédigés), le roi  donne au peuple l’occasion d’exprimer ses revendications et  démontre sa faiblesse à laquelle s’ajoute l’impopularité de la reine Marie-Antoine, princesse autrichienne.

Les frasques de la monarchie et de la reine de France, suivi des cahiers de doléances

Les Etats Généraux s’ouvrent à Versailles, à l’hôtel des Menus-Plaisirs, une salle assez vaste pour contenir toute l’assistance.

Louis Charles Auguste Couder (1789 – 1873) Séance d’ouverture de l’Assemblée des états généraux, 5 mai 1789 1839 – Château de Versailles
Dans le fond sur un estrade surmontée d'un dais, le roi a pris place sur son trône avec la reine et les princes du sang à ses côtés. Il a placé à côté de lui le premier des trois ordres, le clergé et la noblesse dont les habits brodés contrastent avec les vêtements sombres du tiers-état. Necker a pris la parole.
 

La mise en place des mille cent dix-huit députés  marquait la volonté de ne pas changer l’ordre ancien.

Le roi prit d’abord la parole pour mettre en garde contre tout esprit d’innovation, puis, durant trois heures Necker fait état des finances. Aucune allusion n’a été faite aux réformes sociales et politiques attendues. La question du vote par ordre ou par tête, fondamentale pour la tenue de cette assemblée (la noblesse et le clergé étant majoritaires), ne fut pas tranchée. Le vote par tête aurait permis au tiers-état d’avoir autant de voix que le clergé et la noblesse.

La journée terminée, il fallut procéder à la vérification des pouvoirs. Le tiers-état demanda en vain que le travail fut effectué en commun : les privilégiés ne voulurent rien entendre. Après un mois d’attente et de discussions, les députés du tiers-état, estimant qu’ils représentent 96% de la population, se proclament le 17 juin en « Assemblée nationale ». A eux seuls, ils incarnent la nation.

Toutes ces décisions, mal vues par le roi, font que, sous prétexte de la préparation d’une prochaine « séance royale », il fit fermer la salle des Menus Plaisirs. Les députés du tiers-état trouvant porte close le 20 juin s’installent dans une salle voisine, celle du Jeu de Paume.

3 – Le serment du Jeu de Paume

Les députés jurèrent  de ne pas se « séparer avant qu’une constitution du royaume ne soit établie ». Chacun des députés alla prêter serment devant Bailly, le président, qui s’était juché sur une table.

Le serment du Jeu de Paume le 20 juin 1789. Jacques-Louis David (1748 – 1825). Musée Carnavalet. Après 1791. Huile sur toile. Hauteur: 65 cm Longueur: 88,7 cm
 Monté sur une table et tenant à la main le texte du serment, le président Bailly proposa à ses collègues de jurer de ne pas se séparer avant d'avoir donné une constitution au royaume. Au milieu de l'enthousiasme général, le même serment solennel sortit de toutes les bouches.
Le 23 juin, au cours de la « séance royale », le roi annonça un programme de réformes (jugé très insuffisant par les intéressés) et il interdit aux trois ordres de siéger en commun. Louis XVI conclut en ordonnant aux députés d’aller délibérer dans leurs salles respectives.
Le souverain parti, Bailly répondit au grand maître des cérémonies, le marquis de Dreux-Brézé, qui ordonnait aux députés de se disperser selon la volonté du roi, que la nation assemblée ne pouvait recevoir d’ordre.
Séance royale du 23 juin 1789. Peinture de Joseph D. Court. Musée de Rouen
Mirabeau s'avance vers le marquis de Dreux-Brézé, et, à la suite de Bailly prononce :"Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple et que nous quitterons nos places que par la force des baïonnettes".
Mirabeau. Pour la première fois un représentant du tiers tenait tête au roi
Le roi capitule et engage lui-même le clergé et la noblesse à se joindre au tiers. Le vote par tête est adopté.
Le 9 juillet l’Assemblée se proclame Assemblée nationale constituante. La monarchie absolue a cessé d’exister.
Bailly (1736-1793). Jean-Louis Mosnier. Huile sur toile. Paris, Musée Carnavalet. Bailly fut le premier maire de Paris de 1789 à 1791
Duport-Lameth (1760-1829). Paris, Bnf. Département des estampes et de la photographie
Robespierre (1758-1794). École française du XVIIIe siècle, Portrait de Maximilien Robespierre, musée Carnavalet.

4 – La colère monte

L’Assemblée s’était donc donné pour mission d’élaborer une constitution, mais en fait elle s’attribua le pouvoir politique. Les Constituants allaient alors travailler dans des conditions difficiles au milieu de l’émergence de la colère du peuple. Ils craignaient une offensive contre-révolutionnaire et les émeutes populaires.

Emeutes nourries par l’augmentation du prix du blé, par les difficultés de l’industrie.  Le peuple succombait aux rumeurs qui couraient dans la capitale. Des brigands le menaçaient, les aristocrates prévoyaient de l’affamer…

A Versailles, la Cour poussait le roi à agir fermement. Louis XVI fit venir des régiments à Paris afin de prévenir les désordres. Le 11 juillet, il renvoie Necker, appelant au gouvernement le baron de Breteuil et le maréchal de Broglie, partisans de l’utilisation de la force.

Le lendemain, l’annonce de la révocation de Necker accroît la colère du peuple.

Portrait de Jacques Necker (1732-1804), par Joseph-Siffrein Duplessis.

Dans les jardins du Palais-Royal, un jeune journaliste, Camille Desmoulins haranguait la foule et annonçait une prochaine « saint-Barthélémy des patriotes ».

Camille Desmoulin (1760-1794) dans les jardins du Palais Royal
Camille Desmoulins (1760-1794)

La vue des troupes envoyées par le roi fait encore monter la colère des Parisiens.

Le lendemain,  la colère ne cesse de gronder. Saccages, pillages, bousculades s’enchaînent. On va jusqu’à libérer des prisonniers de prison. Le peuple cherche des armes. Le 14 juillet, il prend d’assaut la Bastille.

5 – La prise de la Bastille

Le 14 juillet au matin, la foule commença par piller l’Arsenal.

L’Arsenal vu du boulevard Morland par Charles Ransonnette en 1848.
Pillage des Invalides. Peinture de J.-B. Lallemand, musée Carnavalet
Au matin du 14 juillet, la foule s'était d'abord dirigée sur l'Arsenal, où elle avait pris quelques armes. La gravure montre d'autres bandes devant l'hôtel des Invalides. Le gouverneur, M. de Sombreuil, essaya d'abord de discuter, mais, sans l'écouter, les émeutiers franchir le fossé. Ils s'emparèrent de 32 000 fusils et d'une vingtaine de canons qui furent transportés avec des attelages de fortune.
Les manifestants marchèrent ensuite vers la Bastille pour se procurer d’autres armes.
French Revolution. The Storming of the Bastille. July 14, 1789. Oil on canvas. 18th century. Carnavalet Museum. Paris. France.
Une masse humaine était arrivée par la rue Saint-Antoine dans une avant-cour ( cour des Casernes ou du Passage)ouverte dans la journée au public et aboutissant à une première porte, celle de l'Avancée, munie de deux ponts-levis. Des parlementaires avaient été bien reçus par le gouverneur de la Bastille, M. de Launay. Mais, au cours des pourparlers, à la suite de malentendus assez obscurs, des coups de feu partirent de la forteresse. La foule riposta, forçant les ponts-levis. Entre-temps les canons des gardes-françaises, passés aux assaillants, avaient été braqués contre les tours. Launay dut capituler, avec promesse de vie sauve pour lui et les siens. On voit ici les vainqueurs emmenant les prisonniers.

L’histoire de la Bastille

La prise de la Bastille
Devant l’insurrection, Louis XVI capitule une nouvelle fois. Il rappelle Necker. Le 17 juillet il se rendit à Paris  (où La Fayette avait été nommé commandant de la Garde nationale). Louis XIV accepte, des mains de Bailly, maire de Paris,  de porter la cocarde tricolore, symbole de l’unité nationale, qui mêle au blanc royal, le bleu et le rouge, les deux couleurs de la ville de Paris.

21 mai 1791 : La Bastille est démolie

La démolition commence pierre par pierre. Le chantier est confié à l’entrepreneur Palloy qui fera fortune et qui, en remerciement envers la Nation fera fabriquer autant de Bastille qu’il y a de provinces et plus tard de départements en France.
La Bastille est démolie après 22 mois de travaux par un millier d’ouvriers.
Qu’est-ce que la Nation ?

6 – La Grande Peur

Dès le lendemain de la prise de la Bastille les royalistes et monarchistes fuient Paris et émigrent à l’étranger. Le comte d’Artois (second frère du roi) fera partie de la première émigration.

Durant la seconde moitié de juillet les violences continuent.Dans les campagnes, les paysans terrorisés par les rumeurs de brigands qui saccagent les récoltes, attaquent châteaux et brûlent les chartes seigneuriales, les livres-terriers dans les lesquels sont consignés les droits féodaux. Les paysans s’arment.

Ces troubles impressionnent les députés de Versailles et réunit en Assemblée, à l’initiative de quelques nobles libéraux, ils abolissent dans la nuit du 4 août les droits féodaux, les dîmes et les privilèges. Un immense enthousiasme s’empara de l’assistance.

7 – 4 août 1789 : Abolition des privilèges

La Nuit du 4 août 1789, gravure de Isidore Stanislas Helman (BN)
Cette nuit là, un vent de folle générosité souffla sur l'Assemblée. Quelques aristocrates libéraux, parmi lesquels le comte de Noailles, le riche duc d'Aiguillon proposèrent l'abolition des privilèges et des droits féodaux. Le vote se fit dans un délire enthousiaste. Une immense révolution sociale était accomplie.

Le roi accueille avec beaucoup de réserves ces décisions qui remettent en question le vieil édifice féodal. Les députés comprennent aussi qu’ils ont encore beaucoup de travail et qu’il est difficile de faire passer des textes de lois des décisions prises dans l’enthousiasme.

8 – Les députés travaillent…

Le 26 août 1789 est votée la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui fixe les principe d’un « nouveau régime ». Elle proclame les droits « naturels » de l’homme tels que les avaient conçus les Lumières : liberté individuelle, égalité des droits, tolérance religieuse, droit de propriété, liberté d’expression…

L’estampe reproduisant la Déclaration fut alors très répandue. Les Révolutionnaires comprenaient facilement l’allégorie des dessins qui l’agrémentait : à gauche, la France ayant brisé ses fers; à droite, la Loi indiquant d’une main les droits de l’homme, de l’autre montrant l’oeil suprême de la Raison venue dissiper les nuages de l’Erreur. Panneau d’époque. Musée Carnavalet.
A Versailles ces innovations ne pouvaient que déplaire au roi. Mais il était incapable de se décider à les accepter ou à les combattre.
A Paris l’agitation s’amplifiait. Elle était entretenue par des clubs (Jacobins…)  et par des gazettes (Le Patriote français de Brissot, l’Ami du peuple de Marat) qui venaient de naître.
Craignant de nouvelles émeutes, le ministre Saint-Priest fait venir à Versailles le régiment de Flandres, fidèle à la monarchie. Il est rapporté par le journaliste Gorsas que lors du banquet de bienvenue des officiers du régiment, en présence des souverains, ces derniers avait foulé aux pieds la cocarde tricolore : c’était là une insulte à la nation.
Le peuple de Paris, craignant aussi la famine, s’insurge. Les femmes décident de marcher sur Versailles pour demander du pain au roi. Le 5 octobre elles étaient près d »un millier à marcher, escortées par La Fayette.
L’énervement général dû au manque de pain (et sans douté attisé par le duc d’Orléans) poussa les Parisiennes à partir pour Versailles. Plusieurs centaines de femmes -marchandes, dames de halles, teinturières, bourgeoises aisées- s’armèrent de piques, de sabres ou de simples manches à balai. Encadrées de quelques hommes déguisés trainant un canon, elles firent à pied le long trajet. Deux d’entre elles furent reçues paternellement par le roi. La situation allait se gâter le lendemain. Musée Carnavalet.

 

Le roi est ramené à Paris, aux Tuileries. Bailly, à la barrière de Chaillot, présenta au souverain les clés de la ville de Paris en lui disant : « Quel beau jour, sire, celui où les Parisiens vont posséder Votre majesté et sa famille ! »
Les Parisiens avaient « reconquis » leur roi, désormais prisonnier dans sa capitale.

 

Le trajet de la famille royale entre Versailles et Paris fut sinistre. Vers 6 heures on passa devant l’octroi, puis le souverain se rendit à l’Hôtel de Ville où il fut accueilli par Bailly. La nuit était tombée lorsque la voiture s’arrêta enfin devant les Tuileries. Gravure colorée de Guyot. B.N

Une nouvelle page de la Révolution venait d’être tournée. Le roi ne détient plus son pouvoir de dieu, mais de la Nation.

9 – Une ère nouvelle ?

Le roi était revenu à Paris, les mouvement populaires s’apaisaient, on pouvait espérer entrer dans une ère meilleure.

Cependant à côté du roi et de sa cour, de l’Assemblée, d’autres forces prenaient de l’importance : les clubs dans lesquels étaient discutées les affaires publiques et la presse (journaux révolutionnaires).

  • Club des Jacobins (parce qu’installé rue Saint-Honoré au couvent des Jacobins) où on allait écouter Barnave, Duport, Lameth, Robespierre, Brissot, Pétion
  • Club des Cordeliers (établi en 1790 au couvent des Cordeliers) comptait dans ses rangs Danton, Desmoulins, Fabre d’Eglantine.
Une séance au club des Jacobins, rue Saint-honoré dans le réfectoire du couvent de ce nom. Jusqu’au milieu de 1791, les orateurs les plus réputés furent Barnave, Duport, les frères Lameth, mais après le départ des modérés (qui allèrent fonder le club des Feuillants), on écouta surtout Robespierre, Brissot, Pétion. B.N

10 – L’effondrement d’un régime

Les crises de l’été 1789 n’avaient en rien réglé la crise financière du royaume.

La situation semblait sans issue lorsque l’évêque d’Autun, Monseigneur de Talleyrand-Périgord proposa aux députés de l’Assemblée de mettre à la disposition de l’Etat les 3 milliards de livres du clergé. En contrepartie l’Etat avait à sa charge de pourvoir aux frais du clergé.

C’est la naissance des assignats sous forme de papier monnaie par la vente des biens du clergé.

Au début de la Révolution, les billets de 1000 livres, qui portaient intérêt à 5% étaient gagés ou « assignés », sur les biens ecclésiastiques. Puis les assignats devinrent simple papier-monnaie. On créa des coupures de plus en plus petites, mais la dépréciation des billets s’accrut de mois en mois. Musée Carnavalet

…De nouvelles circonscriptions ecclésiastiques et administratives.

De 134, le nombre d’évêchés passe à 83. Les évêques et les curés seront désormais élus par les assemblées de département ou de district sans demander confirmation au pape. Le roi, n’obtenant pas l’accord de Rome, accepta.

L’Assemblée décide aussi de diviser la France en départements.

Le découpage fut compliqué. On commença par imaginer des circonscriptions de forme géométrique. Ce plan fut irréalisable. Finalement on créa 83 départements (divisés en districts, eux-mêmes subdivisés en cantons et les cantons en communes) de tailles sensiblement égales et auxquels on attribua des noms de rivières, de montagnes, de mers proches). Ces innovations provoquèrent beaucoup d’émotion dans les diverses provinces : on se disputa jalousement des parcelles de territoires; les villes se querellèrent pour obtenir le titre de chef-lieu.

Les travaux entrepris par l’Assemblée sont gigantesques, que ce soit dans les domaines financier, économique, juridique, administratif. Certaines questions ne furent pas réglées comme la traite des Noirs. certains députés possédaient des intérêts dans les colonies et craignaient des troubles. Par contre la noblesse héréditaire fut abolie. Armoiries et livrées furent supprimées.

Ce nouvel appel à l’égalité des citoyens allait être célébré avec la grande fête qui se préparait pour l’anniversaire de la prise de la Bastille : la fête de la Fédération nationale.

11 – La Fête de la Fédération : le 14 juillet 1790

Pourquoi « Fédération » ?

Dès la fin de 1789 à travers tout le pays le sentiment d’union prédominait. Les patriotes voulaient se lier fraternellement, village par village, ville par ville, province par province. Ces groupements s’appelèrent « fédération ».

Le 5 juin 1789 Bailly proposa à l’Assemblée de préparer à Paris une fête de la Fédération pour la nation toute entière.

Les Parisiens organisèrent eux-mêmes le cadre de la fête, en nivelant le sol du Champs-de-Mars, où devait se dérouler la cérémonie. Des travailleurs bénévoles vinrent manier la pelle et le râteau. De grandes dames se chargèrent des brouettes et le roi lui-même forgea un clou sur l’enclume.

 

Pour montrer son assentiment, le roi lui-même vint au Champ-de-Mars pour donner un coup de pioche symbolique. Cabinet des Estampes. B.N

Organisée le 14 juillet 1790 pour le premier anniversaire de la Révolution de 1789,  la fête de la Fédération célèbre l’union du Roi et de Nation.

Les gardes-nationaux venus de tous les départements défilent sous l’arc de triomphe, Talleyrand célèbre la messe, La Fayette prête le serment de fidélité à la nation, répété d’une seule voix par tous les délégués.

Nous jurons de rester fidèles à la Nation, à la Loi et au Roi, de maintenir la Constitution décrétée par l’Assemblée nationale et acceptée par le Roi, de protéger la libre circulation des grains et des subsistances et de demeurer unis à tous les Français par les liens indissolubles de la fraternité.

La foule ovationne. Une fois le silence revenu, le roi se leva, et du haut de sa tribune, jura de maintenir la Constitution. Il fut applaudi. L’enthousiasme grandit encore quand la reine présenta à la foule le Dauphin :

Voici mon fils, il s’unit à moi dans les mêmes sentiments.

Toute la nuit les Parisiens dansèrent. Le roi était réconcilié avec les Français.

Après la fête de la Fédération où le peuple a pu entendre le roi prêter serment à la nation, l’assemblée nationale poursuit son travail, crée et vote des lois; les principaux débats tournent autour de l’organisation de l’Etat, la reconnaissance officielle des juifs en France, le débat sur la peine de mort, les lois sur le droit de réunion, …

12 – La fuite du roi

Le roi n’acceptant pas la réforme de l’Eglise française avec l’obligation aux prêtres de prêter serment à la Constitution* et  conscient que ses pouvoirs s’émiettent à grande vitesse décide de quitter Paris et de gagner la frontière prussienne, là où sont les troupes royales qui lui sont restées fidèles. C’est la fuite à Varennes.
* Le 12 juillet 1790, la Constitution civile du clergé réorganise l'Eglise de France. Evêques et curés sont désormais et élus et payés par l'Etat. Ils doivent prêter serment de fidélité à la nation, à la loi et au roi.
Dans la nuit du 20 au 21 juin 1791, une berline lourdement chargée s’éloigne de Paris. À son bord le roi Louis XVI, la reine Marie-Antoinette et leurs deux enfants, Madame Élisabeth, la sœur du roi, et la gouvernante des enfants.

Le roi va être reconnu par le maitre de poste Drouet à Sainte-Ménéhould et arrêté plus tard à Varennes-en-Argonne au moment où il devait regagner la demeure de l’abbé de Courville à quelques lieux du Luxembourg où l’attendaient les troupes prussiennes pour le conduire hors de portée des révolutionnaires.

 

Le fils du maître de poste Drouet, mandaté par la municipalité, saute sur un cheval et, prenant un chemin de traverse, devance la berline à l’étape suivante, Varennes-en-Argonne. Il alerte les habitants et le procureur de la commune, l’épicier Sauce. Quand arrive enfin la famille royale, elle est arrêtée et invitée à descendre de voiture. C’est le soir. Le tocsin sonne. Les villageois, menaçants, se rassemblent autour de la maison de l’épicier où sont reclus les prisonniers.

 

Le roi va être ramené à Paris le 25 juin 1791 devant une foule de plus en plus grandissante et silencieuse qui a gardé le chapeau sur la tête pour manifester son indignation. Le roi regagnera les Tuileries sous bonne garde.

13 – On commence à parler de République

C’est le sujet principal qui est sur toutes les lèvres. Le 17 juillet 1791, les gardes nationaux sur ordre de La Fayette et Bailly tirent sur la foule venue déposer une pétition sur le Champs-de-Mars pour réclamer la République. Des centaines de Parisiens tombent sous les balles de l’armée.

Les principaux révolutionnaires sont recherchés et Marat, surnommé « l’Ami du peuple », du nom de son journal doit s’enfuir en Angleterre.

Robespierre se cache chez le menuisier Duplay chez qui il restera jusqu’à sa chute en juillet 1794.

La cour de la maison de Duplay à la fin du XIX° siècle. En 1793, la maison n’avait qu’un étage. La chambre de Robespierre est au-dessus de la fontaine.

 

On organise de nouvelles élections. L’assemblée législative prend place le 1° octobre 1791.

14 – Menace de guerre

Les troupes des armées coalisées se font de plus en plus menaçantes aux frontières. La menace est réelle. On parle d’envahir le pays et des faire égorger les députés de l’assemblée et le peuple dans son ensemble pour rétablir le pouvoir du roi. Le roi et ceux qui le soutiennent souhaitent la guerre en espérant qu’une défaite rétablira son pouvoir.

Les armées prussiennes et autrichiennes franchissent la frontière et prennent Verdun.

Les souverains étrangers voyaient au départ la Révolution sans déplaisir. Mais après les dérapages du printemps 1792, ils s’inquiètent pour le roi et craignent une contagion révolutionnaire. Louis XVI, son entourage et les émigrés français les poussent à intervenir. De leur côté, les révolutionnaires rêvent d’en découdre avec les vieilles monarchies d’Europe… C’est ainsi que l’Assemblée et le roi déclarent la guerre à l’Autriche. Les débuts sont désastreux et la France est sitôt envahie. La Convention proclame la « patrie en danger » et annonce la levée de 300.000 hommes, ce qui provoque des soulèvements en Vendée et ailleurs… Au prix d’un effort exceptionnel, le Comité de Salut public redresse la situation, arrête l’invasion et se fait à son tour offensif… C’est le début de deux décennies de guerres !

Les premiers combats s’avèrent désastreux pour les armées françaises. Les Parisiens se regroupent dans leurs sections  et décident d’envahir les Tuileries et d’emprisonner réellement le roi qui devient otage de la Nation.

Le 10 août 1792, malgré une résistance féroce, Louis XVI est obligé de capituler et de se réfugier parmi les membres de l’Assemblée nationale.

Au matin du 10 août, une foule de sans-culottes se rassemblent aux abords des Tuileries. La résidence royale est défendue par 900 gardes suisses et quelques centaines de gardes nationaux. Louis XVI les passe en revue.Selon l’usage, les Suisses et les gardes nationales crient : «Vive le roi !» Mais les artilleurs et le bataillon de la Croix-Rouge crient de leur côté : «Vive la Nation !». Le roi gagne là-dessus une terrasse et observe la foule des Parisiens. Ceux-ci l’insultent : «À bas le veto ! À bas le gros cochon !». Apeurés, le roi, la reine et le dauphin traversent le jardin des Tuileries et vont chercher refuge au sein de l’Assemblée.

Au terme d’une journée sanglante, le roi Louis XVI et sa famille sont jetés en prison. Ils sont emprisonnés à la prison du Temple.

 

La monarchie est abolie.

15 – Massacres de septembre 1792

Mais la menace existe toujours et il est question de massacre des habitants aux frontières.

Le 2 septembre, en réaction, et pensant à juste titre que Paris est en danger les Parisiens envahissent les prisons qui regorgent de détenus ayant été arrêtés le 10 août, les nobles et partisans du roi qui ont été enfermés dans toutes les prisons parisiennes : celle de la Force, sain-Lazare, des Carmes, de la Conciergerie… Les Parisiens se ruent dans celles-ci est massacrent les détenus sans que le nouveau gouvernement girondin puisse réagir.

Massacre à la prison de La Force (1792)

 

Parmi les victimes figure la princesse Marie-Thérèse de Lamballe (42 ans), ancienne confidente de la reine, connue pour être aussi belle que vertueuse ! Elle avait été enfermée à la prison de la Force après avoir accompagné la famille royale à la prison du Temple. Son corps est mis en lambeaux par les émeutiers. Sa tête, plantée au bout d'une pique, est promenée sous la fenêtre de la cellule de la reine ! Avec ces massacres, la Révolution française entre dans sa phase la plus violente.

Danton est alors ministre de la justice et Camille Desmoulins, garde des sceaux.

Afin d’apaiser les Parisiens, Danton met en place le tribunal révolutionnaire qui sera destiné à se substituer à la justice directe.

Ce sont les prémices de la Terreur.

16 – Victoire de Valmy

Les Prussiens sont repoussés le 20 septembre 1792, à Valmy, en Argonne, au chant de la Marseillaise.

C’est une victoire achetée par Danton avec des fonds secrets et le produit du vol des joyaux de la couronne.

Les diamants de la couronne. Musée du Louvre

Les généraux Kellermann et Dumouriez sont vainqueurs face à Brunswick (chef des armées prussiennes).

Ouverture de la Convention nationale

Une nouvelle assemblée est élue au suffrage universel (à l’exclusion des femmes).

Le 20 septembre 1792, l’assemblée de la Convention  se réunit pour la première fois. Le lendemain, les députés proclament l’abolition de la monarchie et le 22 septembre 1792, ils décident sur une proposition de Georges Danton, que désormais, les actes publics seront datés de « l’An 1 de la République ».

La République est Une et indivisible.

Les victoires révolutionnaires s’enchaînent : novembre-décembre 1792

Les armées révolutionnaires confirment le succès de Valmy quelques semaines plus tard par leur victoire à Mayence, Jemmapes, Bruxelles (en Belgique).

Bataille de Jemmapes

Custine et Dumouriez, généraux français, gagnent la bataille de Jemmapes.

Général Dumouriez

17 – Découverte de l’armoire de fer : 20 novembre 1792

Le squelette de Mirabeau sortant de l’armoire de fer

François Gamain, qui fût  serrurier de Louis XVI, dénonce au Ministre de l’Intérieur l’existence d’une armoire cachée au château des Tuileries : « L’armoire de fer » .

L’armoire est un trou, ouvert dans un mur près de la chambre à coucher du couple royal, dissimulé derrière un panneau de lambris et fermé par une porte de fer. Elle était destinée à dissimuler la correspondance secrète de Louis XVI (entre autre, les correspondances avec Mirabeau et La Fayette) et avait été installée par Gamain.

Louis XVI apparaitra comme un traitre. La Convention décidera, le 3 décembre, la mise en jugement du roi. Les documents de l’armoire de fer seront produits à charge.

18 – 11 décembre 1792 : ouverture du procès du roi à l’Assemblée nationale

Le procès du roi

 Louis XVI a trois avocats à disposition pour le défendre.

Les Montagnards obtiennent en définitive la condamnation à mort du roi.

1793 : An 1 de la république française.

19 janvier 1793 : le roi est condamné à mort par les députés à la majorité plus une voix.

A la question :

« Louis Capet est-il coupable de conspiration contre la liberté publique et d’attentats contre la sûreté générale de l’Etat, oui ou non ? »

Sur 718 députés : 673 votent oui

A la question :

Quelle peine mérite-t-il ?

Sur 726 députés : 387 votent la mort

A la question :

Peut-on sursoir* à l’exécution ?

320 votent oui et 380 votent non

*suspendre, remettre, différer

20 janvier 1793 : Assassinat du député Le Pelletier de Saint-Fargeau en représailles de la condamnation du roi.

Louis-Michel Lepeletier, marquis de Saint-Fargeau, né le 29 mai 1760 à Paris, et mort le 20 janvier 1793, victime d’un assassinat, est un homme politique et juriste français. Wikipédia Date et lieu de naissance : 29 mai 1760, Paris Date et lieu d’assassinat : 20 janvier 1793, 1er arrondissement de Paris, Paris Lieu d’inhumation : Panthéon, Paris Groupe politique : Noblesse

 

19 – La mort du roi

La mort de Louis XVI


Devoir à rendre :

Répondez aux 5 questions suivantes :

1 – Où se trouve Valmy ?

2 – Citez les généraux vainqueurs de Valmy et Jemmapes ? Pourquoi cette bataille est-elle très importante ?

3 – Que s’est-il passé le 21 septembre 1792 ?

4 – Par qui Louis XVI fut-il jugé ? Puis citez le nom des 3 avocats qui l’ont défendu

5 – Louis XVI fut exécuté Place de la Révolution à Paris :

  • A quelle date fut-il exécuté et (en bonus) à quelle heure ?
  • Comment s’appelle cette place aujourd’hui ?
  • Chercher une illustration de la place de la Révolution à l’heure actuelle et une de l’époque

20 – 1793

22 janvier 1793 : Le grand silence et la fuite en avant du pays sans roi

Après l’exécution de Louis XVI le silence s’installe en France. Comment survivre après la disparition du Roi ?

Il faut réorganiser le pays sous l’égide de la république et renforcer les troupes aux frontières menacées par les armées des pays voisins.

La question de l’indivisibilité et du fédéralisme.

Les députés de la Montagne et ceux de la Gironde s’opposent.

Les premiers veulent installer un centralisme d’état et les seconds sont pour la division des provinces sous forme de fédéralisme. Les Montagnards reprochent aussi aux députés Girondins d’avoir voté la guerre alors que les Montagnards s’y opposait et souhaitaient installer dans le pays les lois républicaines.

Les députés montagnards sont principalement représentés par :

Robespierre, Danton, Marat, Hébert, Billaud Varennes, Barère, Collot d’Herbois et Carnot
les députés girondins par :

Vergnaud, Brissot, Roland, Boyer Fonfrède et Condorcet

Le général Dumouriez, vainqueur de la bataille de Valmy décide de passer à l’ennemi et trahi la république. Convaincus de trahir eux-aussi le gouvernement républicain au profit de la Prusse et de l’Angleterre, sont arrêtés dans l’assemblée et emprisonnés.

Général Dumouriez

Les royalistes et les prêtres refusant de prêter serment à la Constitution se regroupent en Vendée, en Bretagne et en Normandie, s’arment grâce à l’Angleterre et l’Espagne et se soulèvent. Ils prennent des villes d’assault avec leurs chefs Charette.

Le 13 Juillet 1793 Le député et journaliste Jean-P Marat surnommé du nom de son journal  » L’Ami du Peuple  » est assassiné à son domicile et dans sa baignoire par une jeune femme du nom de Charlotte Corday.

Marat Image by © Gianni Dagli Orti/CORBIS

Durant l’été convaincus que la Reine Marie-Antoinette, emprisonnée à la prison du Temple, va être bientôt jugée, un groupe de Royaliste commandé par le Baron de Batz tente de l’enlever de sa prison par un souterrain. La tentative d’enlèvement  va échouer, la reine refusant de se séparer de ses enfants.

10 aout 1793 inauguration du musée du Louvres

17 septembre 1793 loi des suspects

16 octobre 1793 Jugement et mort de Marie Antoinette

Marie-Antoinette part à la guillotine
XIR175526 Execution of Marie-Antoinette (1755-93) in the Place de la Revolution, 16th October 1793 (coloured engraving) by French School, (18th century); Bibliotheque Nationale, Paris, France; (add. info.: widow of Louis XVI: guillotine); Giraudon; French, out of copyright

30 octobre 1793 Jugement et mort des Girondins, de Bailly, de Barnave, de Philippe d’Orléans, etc …

12 novembre 1793 décret sur le tutoiement

19 décembre 1793 reprise de Toulon aux Anglais par Bonaparte

Bonaparte à Toulon

21 – 1794 et fin de la République

24 mars 1794

Arrestation et exécution des Hébertistes et de leur chef Hebert, rédacteur du journal  » Le père Duchesne  » jugés trop extrémiste par le gouvernement.

 

5 avril 1794

Arrestation et exécution de Danton, Desmoulins, Fabre d’Eglantine et de plusieurs autres députés accusés de vols et de corruption et d’intelligence avec l’ennemi.

8 juin 1794 Robespierre et le gouvernement du Comité de Salut Public jugeant qu’un peuple ne peut se passer  Dans l’esprit de Robespierre, la « déchristianisation » entreprise à partir de brumaire an II (novembre 1793) ne doit conduire ni à l’athéisme ni à la laïcité. La reconnaissance du « Grand Etre », auteur de l’Univers, est commune à Voltaire et à Rousseau, elle devra cimenter la société nouvelle.

« le peuple français reconnaît l’Etre suprême et l’immortalité de l’âme »

 26 juin 1794 Bataille de Fleurus est gagnée par les troupes républicaines dirigées par le général Jourdan et Saint-Just. C’est la première fois qu’on utilise un ballon gonflable pour surveiller les positions des troupes ennemies.

Bataille de Fleurus

 26 et 27 juillet 1794

Robespierre ayant fait rappeler les représentants en province ayant ordonné des exécutions et des exactions envers le peuple, se retrouve en minorité à l’assemblée. Les députés corrompus, Fouché, Tallien, Barras etc… organisent un coup d’état et décrète Robespierre, Saint Just et leurs amis d’accusation. Ils sont arrêtés et exécutés le 9 et 10 Thermidor de l’An II de la République.

Exécution de Robespierre
Robespierre

La révolution vient de mettre fin à sa progression. Elle laisse place à gouvernement de corruption où l’argent coulera à flot et qui ouvrira ses portes aux royalistes.

Dans quelques années, une seule solution s’offrira au pays pour ne pas sombrer face aux pays coalisés : la dictature d’un général.

Ce sera l’avènement de Napoléon Bonaparte qui règnera comme consul et comme empereur durant 15 ans.